CLOTURE DE LA 152EME ASSEMBLEE DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE A ISTANBUL : JEAN-MICHEL SAMA LUKONDE A APPELE SES PAIRS A ACCOMPAGNER LA RDC DANS SES DIFFERENTS PROCESSUS DE PAIX

Après la Participation active à toutes les sessions organisées à la 152ème Assemblée de l’Union Interparlementaire (UIP) à Istanbul en Turquie, consacrée sur le thème : cultiver l’espoir, consolider la paix et rassurer la justice pour les générations futures », Jean-Michel Sama Lukonde, en sa double qualité de président du Sénat de la RDC et président de l’Union Parlementaire Africaine, s’est dit satisfait d’avoir porté si haut la voix de la RDC sur l’intégrité territoriale de la RDC, les questions sécuritaires et la paix durable dans l’Est de la RDC. Il a salué le soutient de ses paires aux différents processus de paix dans lesquels le pays est engagé sous l’impulsion de la diplomatie agissante du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.

Bien avant, le Président de l’UPA et speaker de la chambre haute de la RDC a eu plusieurs réunions bilatérales et rencontres stratégiques avec des présidents de différents pays notamment la Zambie, la Namibie, l’Angola et la Turquie.

Après la clôture de cette rencontre internationale, ce 19 avril, le speaker de la chambre haute du Parlement de la RDC a déclaré ce suit : « Nous voici arrivés au terme de la 152ème Assemblée de l’Union interparlementaire, l’UIP.

C’est cette instance qui reçoit tous les parlements du monde, qui sont représentés par leur président d’Assemblée. Ici, le Parlement de la République démocratique du Congo a été valablement représentée, tel qu’il nous a toujours été recommandée par son Excellence, M. le Président de la République, le Président de la République, de toujours être présent dans les grandes rencontres mondiales. La thématique de cette 152ème Assemblée, c’était cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures. Pour notre part, nous sommes venus rappeler que nous souhaitons léguer à ces générations futures une République démocratique du Congo en paix. D’où, cet appui que nous souhaitons de cette instance qui est l’union interparlementaire, au-delà du fait qu’ils nous avaient appuyé dans la situation humanitaire à l’est de la République démocratique du Congo où nous subissons toujours cette agression injuste du Rwanda à travers les supplétifs de M23/’AFC. Nous leur avons demandé, au-delà de ce soutien que nous avions déjà eu aujourd’hui, de nous accompagner dans les processus de paix dans lesquels nous sommes engagés, particulièrement celui signé à Washington et les discussions que nous avons à Doha. Nous avons rappelé la responsabilité de toutes les parties prenantes, particulièrement le Rwanda de ne pas d’abord faire de subterfuges, de ne pas briser le pacte de cesser le feu comme il ne cesse de continuer à le faire mais plutôt de s’engager véritablement dans la vérité et assurer que nous puissions arriver au terme de ce processus de paix et que cette paix durable tant attendue soit retrouvée dans l’est de la République démocratique du Congo, nous avons eu aussi l’occasion de participer à d’autres réunions notamment la réunion du groupe SADEC nous avons rappelé cette même position et la réunion du groupe africain parce que nous sommes solidaires vis-à-vis de ces réunions de ces groupes-là. Ici, j’ai participé aussi en tant que président de l’union parlementaire africaine où j’ai rappelé le rôle de cette instance et invité à ce qu’il y ait plus d’implication des parlements africains au sein de cette instance-là. Donc, nous partons en ayant rappelé, en tout cas, les objectifs principaux que nous avions. Surtout que sur toutes les questions importantes, la délégation du Sénat a permis à ce qu’on puisse participer activement aux travaux des jeunes mais aussi des femmes parce qu’il y avait de grandes thématiques qui devaient être discutées à ce niveau-là. Nous allons maintenant rentrer pour faire rapport d’abord à nos pairs qui sont les sénateurs du travail parlementaire de la République démocratique du Congo ici et bien sûr aussi faire rapport à son Excellence Monsieur le Président de la République ».

Il convient de Signaler que cette session d’Istanbul sera marquée non seulement par le nombre important des participants mais aussi par l’élection de Anda Filip, la roumaine, au poste de secrétaire général de l’UIP en remplacement de Martin Chungong dont le mandat est terminé. Une importante cérémonie d’encouragement et de remerciement était organisé en son honneur.

Signalons que cette session d’Istanbul se distinguera non seulement par le nombre élevé de participants, mais aussi par l’élection de la Roumaine Anda Filip au poste de secrétaire générale de l’UIP, en remplacement de Martin Chungong dont le mandat est arrivé à terme. Une cérémonie d’hommage et de remerciement a été organisée en son honneur.

DICOM

152EME ASSEMBLEE DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE A ISTANBUL : LE PRESIDENT DU SENAT SAMA LUKONDE RECADRE LE MENSONGE RWANDAIS SUR LA CRISE SECURITAIRE DANS LA PARTIE EST DE LA RDC

A la suite d’une déclaration de la Représentante du Rwanda, qui a affirmé sans fondement que le conflit dans l’est de la RDC était une affaire interne congolo-congolaise, le président du Sénat congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, n’a pas perdu une minute pour prendre la parole à son tour, du haut de cette tribune, afin de recadrer et tirer au clair l’implication du Rwanda dans ce conflit qui a déjà fait plus de 10 millions de morts sur le territoire congolais et qui dure depuis 30 ans.

 » Pour que l’action parlementaire contribue efficacement à la résolution des conflits, elle doit être fondée sur la vérité et le respect des engagements pris. Parlant de vérité, quelle n’a pas été notre surprise avant hier, d’entendre une voix affirmer dans cette salle que le conflit en RDC serait purement interne et que le Rwanda n’y serait pour rien. Nous tenons pour notre part, à partager avec vous trois faits incontestables : 1. La Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations

Unies, adoptée le 21 février 2025, exige le retrait sans conditions préalables des forces rwandaises du territoire de la RDC et la cessation de leur soutien à l’AFC/M23 ; 2. Lors de la 151ᵉ Assemblée tenue à Genève en octobre dernier, nous avons salué la mission conduite par le Secrétaire général de l’Union interparlementaire en République démocratique du Congo et au Rwanda, en vue de promouvoir la paix. 3. L’Accords de paix de Washington du 2 juin 2025, conclu entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des États-Unis d’Amérique », a déclaré l’honorable Sama Lukonde du haut de la Tribune de l’IIP pour recadrer la Représentante rwandaise.

Pour le président du Sénat congolais, le Rwanda ne pourrait donc se dédouaner de son implication dans la situation sécuritaire déplorable dans l’Est de la RDC alors qu’il est cité, impliqué à tous les niveaux des processus engagés et même sanctionné par plusieurs instances. « Il devrait par contre respecter ses engagements plutôt qu’utiliser les FDLR comme prétexte de la violation de l’intégrité territoriale de la RDC », a renchéri Sama Lukonde.

Revenant sur la thématique de cette 152ème Assemblée de l’UIP intitulée « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures », l’honorable président du Sénat congolais a indiqué que cela oblige chaque parlement à agir avec responsabilité.

« Si nous voulons léguer aux générations futures un monde plus pacifique, plus juste et durable, c’est maintenant que nous devons agir. C’est ainsi que le Parlement de la RDC s’engage dans l’accompagnement des processus de paix menés par le Gouvernement sous la houlette de Son Excellence Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, notamment l’Accord de Washington signé entre le Rwanda et la RDC pour mettre fin à l’instabilité chronique dans sa partie Est alimentée par l’exploitation illicite des ressources naturelles », a-t-il souligné.

De l’avis de Sama Lukonde, l’Union interparlementaire demeure le lieu où les parlements du monde unissent leurs voix pour la paix, la justice et la diplomatie parlementaire, un outil pour transformer les espoirs en solutions concrètes.

Ainsi, il a salué le vote du point d’urgence sur la nécessité de mener des efforts parlementaires concertés pour préserver les cessez-le-feu et soutenir la consolidation de la paix. Tous les pays membres de l’UIP devraient, dès lors, selon l’honorable président, s’impliquer dans sa mise en œuvre.

Pour ce qui est de la RDC, l’étape à laquelle nous sommes arrivés et pour laquelle nous continuons à solliciter l’appui de l’Union Interparlementaire, a-t-il dit, est celle de la mise en œuvre des processus de paix engagés. Ils représentent non seulement une chance de faire taire les armes, mais aussi une opportunité historique de bâtir une prospérité régionale durable, selon le président du Sénat Sama Lukonde.

Cette 152ème Assemblée de l’Union internationale des parlementaires se tient du 15 au 19 avril à Istanbul en Turquie. L’UIP est l’organisation mondiale des parlements nationaux. Elle a été fondée en 1889 pour encourager la coopération et le dialogue entre toutes les nations, en tant que première organisation politique multilatérale. Elle compte aujourd’hui 183 Parlements membres et 15 organismes parlementaires régionaux. Elle œuvre pour la paix, la démocratie et le développement durable, et aide les parlements à se renforcer, se rajeunir, être plus écologiques, se rapprocher de la parité hommes-femmes et devenir des institutions plus innovantes. Elle défend aussi les droits de l’homme des parlementaires par le biais d’un comité spécialisé comprenant des parlementaires issus de toutes les régions du monde.

DICOM

152EME ASSEMBLEE GENERALE DE L’UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP) A ISTANBUL: SAMA LUKONDE FELICITE POUR SES MARQUES A L’UPA LORS DE LA SESSION GEOPOLITIQUE DU GROUPE AFRICAIN, UNE FIERTE POUR LA RDC

La 152ème Assemblée Générale de l’Union Interparlementaire (UIP) s’est ouverte le lundi 13 avril 2026 au Centre des conférences Hilton Bomonti d’Istanbul, en Turquie. Plus de 2000 parlementaires venus de 140 pays participent à cette session de 5 jours.

Le Président de la Grande Assemblée nationale de Turquie a accueilli les délégations en rappelant le rôle des parlements dans la prévention des conflits. La Présidente de l’UIP a insisté sur l’urgence d’une action parlementaire coordonnée face aux crises climatiques, migratoire et sécuritaire.

Arrivé à Istanbul tôt le matin mardi 14  avril, Sama Lukonde a, en sa double qualité de président de l’UPA et de Président du Sénat de la RDC, pris activement  part tour à tour, aux  sessions importantes organisées à l’hôtel Hilton Bomonti  d’Istanbul, cadre choisi par les organisateurs pour cette activité internationale de haut niveau réunissant plus de 2000 parlementaires venus de 140 pays, sur des thématiques principales : « Cultiver l’espoir, consolider la paix et assurer la justice pour les générations futures ».

A la tête d’une délégation de quelques députés et sénateurs, le président du sénat de la RDC a pris la parole, à la réunion du groupe géopolitiques de tous les pays de la SADC où il est intervenu pour faire un amendement sur l’élargissement des points d’urgence à inscrire à l’ordre du jour pour plus d’équilibre au lieu de garder qu’un seul point d’urgence à traiter au cours des débats. Une suggestion qui a été bien accueillie par l’assemblée de cette session. 

A la session de groupe géopolitique africain, le temps fort était l’audition par l’assemblée générale de quatre femmes candidates pour combler la vacance au poste de secrétaire général de l’UIP.

10 minutes étaient accordées à chaque candidate pour défendre son projet devant l’assemblée afin de devenir le prochain secrétaire général de l’UIP et l’assemblée générale devra élire la candidate la mieux outillée et expérimentée pour servir cette institution internationale. 

Après cette audition de quatre candidates à ce poste, plusieurs voix se sont affichées en faveur de la roumaine Anda Filip, ambassadrice honoraire, pour son expertise et son expérience dans les institutions parlementaires où elle a déjà travaillé, mais l’assemblée générale va rendre public officiellement le résultat de ce vote le dimanche. 

C’est au cours de cette session du groupe géopolitique africain qu’une voix s’est levée dans l’assemblée, et certains députés d’autres pays ont levé la voix pour féliciter publiquement le président du sénat congolais, Jean-Michel Sama LUKONDE pour ses marques imposées à la tête de l’Union Parlementaire Africain où il assume la fonction de président exécutif depuis novembre 2025, une fierté pour la RDC qui est bien cotée.  Et toute l’assemblée était informée de bonnes allures imposées à l’UPA depuis l’avènement de Sama LUKONDE à la tête de cette institution, son ouverture et le temps de l’écoute accordée aux membres le distinguent. 

Cette réunion du groupe géopolitique africain de l’UIP à Istanbul est taxée d’historique en considérant le nombre des candidats présents à cette session, une importante participation des parlementaires jamais atteinte. Plusieurs réunions bilatérales se sont tenues en marge.

Le débat général de la 152e Assemblée de l’UIP invite les délégations à formuler des interventions tournées vers l’avenir et orientées vers l’action, et à partager des bonnes pratiques concernant :

* la façon dont leur parlement contribue à renforcer la confiance dans les institutions

Publiques et dans la démocratie ;

* les mesures prises par leur parlement pour promouvoir une législation durable et tournée

Vers l’avenir, ainsi que des pratiques bénéficiant à la fois aux générations actuelles et futures ;

* la manière dont la diplomatie parlementaire, le dialogue et la coopération interparlementaire ont contribué à promouvoir la paix et la justice, et à préserver la coopération multilatérale ;

* les approches adoptées par leur parlement pour s’attaquer aux défis structurels du développement, notamment la pauvreté, les inégalités, la dégradation de l’environnement, l’insécurité alimentaire et les bouleversements technologiques ;

* les mesures prises par leur parlement pour orienter l’évolution de l’IA, conformément à la

Déclaration de Kuala Lumpur de novembre 2025 intitulée : « Les parlements pour une IA responsable et aux récentes résolutions de l’UIP sur le sujet ;

* la façon dont leur parlement contribue à la mise en œuvre des engagements issus du Pacte pour l’avenir des Nations Unies et de son annexe, la Déclaration sur les générations futures, et des résultats de la sixième Conférence mondiale des présidents de parlement, ainsi qu’à la préparation du programme pour l’après-2030.

L’Assemblée se poursuit jusqu’au 18 avril avec l’adoption attendue d’une résolution sur le renforcement du multilatéralisme parlementaire.

DICOM

RECENSEMENT EN RDC: LE REPRESENTANT RESIDENT DE L’UNFPA PRESENTE LE PROJET AU SENAT

Le Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) en RD Congo, M. Alain Akpadji, a présenté ce lundi 13 avril au Sénat, l’ambitieux projet de Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH2) dans ce pays aux dimensions continentales, situé au cœur de l’Afrique.

Il s’agit d’une opération d’envergure nationale, destinée à doter la République Démocratique du Congo d’une base fiable de données démographiques.

Par ailleurs, ce projet dont le coût global estimé à plus de 100 millions de dollars américains, ambitionne de rompre avec plus de quatre décennies d’incertitudes statistiques pour fonder la gouvernance sur des preuves tangibles.

RETABLIR LA VERITE DEMOGRAPHIQUE: UN IMPERATIF DE GOUVERNANCE

 Face à une population actuellement estimée à plus de 100 millions d’habitants, avec une croissance annuelle de 3,2 % et une structure extrêmement jeune (deux tiers des Congolais ayant moins de 25 ans), rétablir la vérité démographique est, désormais, un impératif de gouvernance, sur lequel le Gouvernement ne saurait transiger sur les moyens.

L’objectif général du RGPH2 est de produire des données chiffrées fiables, géo référencées et désagrégées sur l’ensemble du territoire national.

Au-delà de la seule collecte, le projet vise à moderniser l’Institut National de la Statistique (INS) et le Bureau Central du Recensement (BCR) afin de pérenniser les capacités statistiques du pays.

Ces données seront intégrées de manière systématique dans la planification nationale (santé, éducation, infrastructures) ainsi que dans la réponse humanitaire.

LES SEPT COMPOSANTES DU PROJET

 Le projet s’articule autour de sept composantes prévues de 2025 à 2028. A savoir: La phase préparatoire, la cartographie par imagerie satellite et SIG, le recensement pilote, la collecte numérique nationale. S’ajoutent à cela, l’enquête post-recensement, le traitement et la diffusion des données, ainsi que la phase de durabilité.

Il importe de souligner que l’innovation majeure réside dans l’adoption d’une approche numérique dès la conception.

L’utilisation de tablettes pour la collecte en temps réel garantit rapidité, précision et fiabilité des informations.

PLUS DE 190 MILLIONS

Aux grandes ambitions, de gros moyens. Le budget total du RGPH2 est estimé à 192. 910. 082 USD. L’État congolais a déjà marqué son engagement par un décaissement initial de 30 millions USD.

Le financement reposera sur une stratégie mixte associant les ressources nationales, celles des institutions financières internationales (Banque mondiale, BAD), des partenaires bilatéraux et des Nations Unies, avec l’UNFPA comme principal conseiller technique.

Ici comme ailleurs, le recensement constitue le levier majeur d’une décentralisation efficace, en permettant aux autorités provinciales de planifier les services sociaux en fonction des besoins réels de leurs populations. Il garantit que « personne n’est laissé de côté », en rendant visibles les déplacés internes, les personnes vivant avec handicap et les populations rurales isolées.

Pour les sénateurs, le RGPH2 n’est pas une simple opération statistique. C’est un investissement transformationnel, indispensable à la stabilité, à la paix et au Développement durable de la République Démocratique du Congo. La chambre haute du Parlement suivra avec attention la mise en œuvre de ce projet structurant pour l’avenir de la nation. Partant, l’assemblée plénière a levé l’option d’inviter, dans un bref délai, le ministre ayant le Plan dans ses attributions pour répondre aux préoccupations soulevées par les élus des élus et recevoir leurs recommandations pour un processus de recensement abouti.

Pour la petite histoire, le dernier recensement général en RDC a eu lieu en 1984. Depuis, le pays planifie son développement sur la base de projections obsolètes et de données fragmentées.

DICOM

BULLETIN DES QUESTIONS ET REPONSES

Question écrite du Sénateur DIAHOYA NETUHOLA Jeancy, adressée à la Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, relative à l’évaluation de la mise en œuvre du programme d’action du gouvernement 2024-2028.

TROIS LOIS DE RATIFICATION ADOPTEES MARDI 31 MARS AU SENAT

Le Sénat a adopté le mardi 31 mars dernier, trois lois de ratification des Ordonnances-lois, prises par le Gouvernement, en l’absence du Parlement en vacances. A savoir: La loi de ratification de l’Ordonnance-loi n° 26/003 du 31 janvier 2026 modifiant et complétant la Loi n°023/2002 du 18 novembre 2002 portant Code judiciaire militaire en République démocratique du Congo ; la Loi de ratification de l’Ordonnance-loi n°26/006 du 14 mars 2026 portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la République démocratique du Congo, proclamé par l’Ordonnance n° 21/015 du 3 mai 2021. S’ajoute à ces deux premières, la Loi de ratification de l’Ordonnance-loi n° 26/008 du 14 mars 2026 portant adaptation des dispositions relatives à l’imposition des revenus contenus dans les législations spécifiques.

S’agissant de la ratification de l’Ordonnance-loi n°26/003 du 31 janvier 2026, ce texte a le mérite de lever les obstacles liés au principe hiérarchique qui dispose que les juges militaires doivent avoir un grade égal ou supérieur à celui du prévenu. Cette exigence, devenue impraticable face à la surpopulation carcérale et au nombre croissant de dossiers, entravait l’organisation des procès.

Par ailleurs, la réforme introduit la possibilité de juger un prévenu par des magistrats de grade inférieur mais de la même catégorie, aux fins de garantir la célérité et l’équité de la justice militaire.

Pas que. La Ratification de l’Ordonnance-loi n°26/006 du 14 mars 2026 régularise le texte de loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, en vigueur depuis le mois de mai 2021. Face à la persistance des menaces sécuritaires liées aux groupes armés locaux et étrangers, notamment le M23/AFC et leurs soutiens, le Gouvernement a jugé nécessaire de prolonger ce régime exceptionnel pour une durée de 15 jours à compter du 18 mars 2026. Cette prorogation vise à renforcer les opérations militaires et sécuritaires dans une guerre asymétrique marquée par des affrontements violents et des actes de terrorisme. Enfin, la Ratification de l’Ordonnance-loi n°26/008 du 14 mars 2026 approuve ce texte qui adapte les dispositions relatives à l’imposition des revenus contenue dans diverses législations spécifiques.

Qui plus est, Il répond à l’urgence d’harmoniser le régime fiscal congolais, en consolidant des textes épars pour une meilleure coordination et application des mesures légales et réglementaires.

Il sied de souligner que cette réforme s’inscrit dans le cadre de l’article 174 de la Constitution et vise à renforcer la transparence et l’efficacité du système fiscal.

S’agissant de la énième prorogation de l’état de siège, il importe de rappeler que cette nouvelle autorisation s’inscrit dans le cadre des efforts de restauration de la paix et la sécurité dans les provinces en proie à l’insécurité.

La persistance de la situation préoccupante dans l’Est du pays a donc motivé, plus qu’un impératif, le renouvellement de cette mesure, afin de permettre aux Forces de Défense et de Sécurité de poursuivre leurs opérations militaires et de neutraliser définitivement les forces négatives, actives dans la région.

« VIVEMENT UN EXAMEN PLUS APPROFONDI »

Toutefois, comme lors de la séance du 12 novembre 2025, les honorables sénateurs ont opté pour un examen plus approfondi de la question en Commission mixte Relations extérieures – Défense et sécurité. Non sans réitérer leur recommandation au Gouvernement de procéder à une évaluation complète de l’état de siège.

 Avant de suspendre la séance du jour, l’Assemblée plénière a mis en place une Commission spéciale chargée d’examiner la conformité des candidatures soumises au poste de Deuxième vice-Président du Sénat, demeuré vacant à la suite de la démission de l’honorable Modeste BAHATI LUKWEBO.

DICOM

13ème CONFERENCE DES GOUVERNEURS  DES PROVINCES : LE PRESIDENT DU SENAT  Jean-Michel SAMA LUKONDE EST ARRIVE  A BANDUNDU-VILLE, CE LUNDI 23 MARS 2026.

Le Président du Sénat de la RDC, Jean-Michel Sama Lukonde, est arrivé à Bandundu-ville, dans la province du Kwilu, pour participer à la 13ème  Conférence des gouverneurs de province. Ces assises se tiendront du 24 au 28 mars 2026 dans cette province de l’ouest de la RDC.

C’est à 17 h 50, que l’aéronef de la compagnie Kin Avia a atterri à l’aérodrome de Bandundu-ville où une foule nombreuse avait bravé la pluie pour attendre   l’arrivée du Président de la Chambre haute du Parlement. L’honorable président du Sénat est accompagné des sénateurs ressortissants de cette province. Dans sa suite,  les sénateurs Labila Obial, Itsundala Asang Willy, Basile Meso Marianne.

Placée sous le thème de la transformation du secteur agricole et du développement rural, cette 13ème Conférence des gouverneurs de province sera sous la conduite du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui est attendu ce mardi 24 mars.

A la descente de l’avion l’Honorable Sama Lukonde a déclaré ce qui suit à la presse : »Nous sommes venus à  Bandundu-ville avec une forte délégation des Sénateurs élus de la grande province de Bandundu, si je peux le dire ainsi, pour assister à ce grand rendez-vous voulu par son Excellence Monsieur le Président de la République. Où il prend la température du pays à travers les gouverneurs, mais aussi les représentants des assemblées provinciales qui sont désormais aussi invités à ces assises. Après la douzième conférence que nous avons eue à Kolwezi, le choix a été porté ici, à Bandundu Ville, de manière à ce qu’ici aussi on ressente la présence de l’État. Et que ça permette à tous les ressortissants du pays de venir découvrir l’hospitalité d’ici. Ce sera l’occasion d’échanger sur les différents problèmes des provinces, chacune dans ses spécificités, mais aussi les problèmes d’ordre général qui concernent spécialement le développement. La crise sécuritaire est toujours l’objet de plusieurs échanges. Et donc nous, ici, on va aussi s’enquérir de nouvelles de la province, et nous assurer de prendre en compte tous les éléments de manière à ce que nous puissions les ramener à nos différents groupes provinciaux qui suivent les questions provinciales, de manière à ce que le lien reste entre le Sénat et les provinces en tant qu’élus de ces entités-là. Le message que je voulais donner ici en arrivant est que je suis content, heureux d’assister à l’hospitalité de Bandundu Ville et demander bien sûr à toute cette population d’accueillir très chaleureusement son Excellence Monsieur le Président de la République qui sera avec nous ici dès demain pour le lancement des travaux et sa visite au niveau de la province ».DICOM

SENAT: UNE COMMISSION SPÉCIALE MISE EN PLACE POUR EXAMINER LA PÉTITION CONTRE L’HONORABLE MODESTE BAHATI

En plénière ce mercredi 18 mars, le Sénat a procédé à la mise en place d’une Commission spéciale chargée d’examiner la pétition contre son 2ème vice-Président, l’honorable BAHATI LUKWEBO Modeste.

Ladite commission compte Vingt-sept membres, représentant leurs groupes provinciaux respectifs. A savoir:

1.GEBANGA TARANGUTORO (Bas-Uélé)

2. BOLENGE BOPONDE Gabriel (Equateur)

3. KUNDA MOTOKI Christian (Haut-Katanga)

4. NKULU MBUYA Herve (Haut-Lomami)

5. MANGBUKELE MANGADIMA Prosper (Haut-Uélé)

6. REMO YOSSA Michel (Ituri),

7. NGALAMULUME BAKAKENGA (Kasaï)

8. NGINDU BIDUAYA Cédric (Kasaï Central)

 9. TSHIBANDA KADIEDIEM Herbert (Kasaï Oriental) p

10. VANGU KI-NSONGO Baby (Kongo Central)

11. KAZADI KANKONDE Ivan ( Kinshasa)

 12. LUNGUANA MATUMONA Jacques (Kinshasa)

13. KAPENDA KASUKU Justin (Kwango)

14. BAKIELE MESO Marianne (Kwilu)

 15. KALAMBAYI KATSHIOBO Jonas (Lomami)

16. MASHATA KAYEMBE Célestin (Lualaba)

17. BABANGA MPOTIYOLO Anicet (Mai-Ndombe)

18. AFANI IDRISSA MANGALA (Maniema)

19. MONGANGA PILI Gaspard (Mongala)

20. MWISHA KASIWA Janvier (Nord-Kivu)

 21. NGBAKO MBILISI Anastasie (Nord-Ubangi)

22. MPETSHI WOTO Bernard (Sankuru)

23. BULAKALI MULULUNGANYA (Sud-Kivu)

24. BUSSA MOSOBU Willy (Sud-Ubangi)

25. MWANDO KATEMPA Christine (Tanganyika)

26. DARUWEZI MOKOMBE Jean-Pierre (Tshopo)

 27. ISENGE NDELO BOKEKA Corneille (Tshuapa)

Conformément au prescrit de l’article 31 du Règlement intérieur du Sénat, un délai de 72 heures a été donné à la Commission pour auditionner les pétitionnaires et leur collègue mis en cause.

C’est donc à l’issue de ces auditions que les 27 membres de la commission présenteront à la plénière prévue pour ce samedi 21 mars, leur rapport final. DICOM

INSECURITE, CHOMAGE DES JEUNES, PAUVRETE EN RDC

LE SENAT APPELLE A DES REPONSES INSTITUTIONNELLES COORDONNEES

Vive la rentrée parlementaire 2026 en RDC! Après trois mois de vacances, Députés nationaux et Sénateurs ont repris, ce lundi 16 mars, le chemin du Palais du peuple.

 Au sénat, cette plénière d’ouverture de la première session ordinaire de l’année en cours, a offert au speaker de la Chambre, l’occasion de rappeler les différents défis majeurs auxquels se bute le pays. Au nombre desquels, l’insécurité persistante, le chômage des jeunes et la pauvreté. Sans oublier leurs corollaires. Entre autres, les crises humanitaires et les déplacements forcés des populations civiles.

Selon le premier des Sénateurs congolais, Jean-Michel SAMA LUKONDE, ces différents chalenges existentiels exigent des réponses institutionnelles coordonnées, efficaces et résilientes.

Face à la persistance de l’insécurité, principalement dans l’Est de la RD Congo, l’honorable Président du Sénat a eu des mots justes pour exprimer l’indignation de la Chambre des sages du Parlement.

Dans une salle de Conférences internationales du Palais du peuple, pleine comme un œuf, Jean-Michel SAMA LUKONDE dénonce avec véhémence, à très haute et intelligible voix, la violation du cessez-le-feu décrété sur cette partie du territoire congolais ainsi que le bombardement des infrastructures aéroportuaires de la capitale de l’ex-Province Orientale.

« Je condamne avec la plus grande fermeté, les attaques aériennes par drones kamikazes ayant visé l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani ainsi que la Réserve Armée de la Défense, les « Wazalendo », engagés avec courage et détermination en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu », déclare le numéro 1 du Sénat congolais.

Aussi, le Sénat encourage-t-il les sanctions du Trésor américain, contre l’Armée rwandaise ainsi que certains de ses hauts responsables.

« Oui A UN DIALOGUE INCLUSIF DANS LE RESPECT DES INSTITUTIONS »

Que ce soit l’insécurité dans la partie orientale du pays, le chômage des jeunes et la pauvreté de la population, Jean-Michel SAMA LUKONDE souligne qu’il s’agit là, des défis existentiels.

Ainsi, réaffirme-t-il l’engagement du Sénat en faveur de la consolidation de l’État de droit, de l’unité nationale, de la paix et de la stabilité.

Par ailleurs, le Sénat soutient les efforts gouvernementaux de désarmement et appelle à une intensification de la lutte contre l’insécurité urbaine dans plusieurs grandes villes du pays.

Abordant le point relatif à la question de Dialogue national qui cristallise le débat au sein de la classe politique, l’honorable Président du Sénat n’y va pas avec le dos de la cuillère.

En mille mots comme en cent, Jean-Michel SAMA LUKONDE s’est exprimé en termes de nécessité d’un dialogue inclusif entre les forces vives de la nation. Ce, dans le strict respect des institutions. Objectif:  renforcer la paix et la cohésion.

PROMOUVOIR LA DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE POUR UNE ACTION EXTERIEURE COHERENTE

Dans le registre de la diplomatie parlementaire, l’engagement de la Chambre des lords du Parlement rd congolais est sans équivoque.

« Le Sénat poursuivra son rôle actif en diplomatie parlementaire, collaborant étroitement avec le Gouvernement pour promouvoir une action extérieure cohérente, à l’image de la récente visite officielle de M. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies », promet l’honorable Jean-Michel SAMA LUKONDE.

Et de poursuivre: « La session de mars 2026 s’attachera à finaliser les projets législatifs en cours et à examiner de nouveaux textes cruciaux.  Notamment, les projets de loi de ratification des accords stratégiques avec les États-Unis et le Royaume-Uni ».

Aussi, invite-t-il les commissions permanentes à assurer un travail technique rigoureux et à maintenir la qualité des débats parlementaires.

Il sied de rappeler également que sur le plan socio-économique, le Président du Sénat a relevé des fragilités persistantes telles que le chômage, la dégradation du pouvoir d’achat, ainsi que les retards dans le paiement des agents publics.

Partant, le Sénat appelle à la poursuite d’une politique budgétaire rigoureuse et équilibrée, privilégiant à la fois la sécurité et les investissements sociaux structurants dans l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie et les infrastructures.

Concernant l’environnement, la RDC, en tant que Pays-solution dans la lutte contre le changement climatique, le maître de céans de la cérémonie a conseillé le redoublement d’efforts pour protéger les ressources naturelles de la RD Congo.  A l’instar de la condamnation des attaques contre les parcs nationaux et les agents de l’ICCN.

En outre, le Sénat réaffirme son rôle fondamental de contrôle de l’action gouvernementale, en veillant à l’application effective des lois et à l’évaluation des politiques publiques dans l’intérêt suprême de la nation.

Tout bien considéré, l’honorable Jean-Michel SAMA LUKONDE a clôturé son allocution en appelant à un engagement constant, une participation active et une discipline exemplaire de tous les sénateurs.

« La plénière est le lieu privilégié de la décision nationale alors que les commissions constituent le socle d’un travail approfondi et qualitatif », a-t-il martelé.

« RENFORCER LA PROPOTION DES DROITS DE LA FEMME »

La date du 8 mars, mondialement célébrée pour réfléchir sur les droits de la gente féminine, s’est également invitée au speech de l’ouverture solennelle de la session ordinaire de mars au Sénat.

En présence de nombreux invités à ladite manif, le président du Sénat a insisté sur la nécessité de renforcer la promotion des droits des femmes.

DICOM

BULLETIN DES QUESTIONS ET REPONSES

Question écrite du Sénateur célestin VUNABANDI KANYAMIHIGO, relative à l’établissement de la liste des victimes, la matière traitée par le Fonds National des Réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, FONAREV en sigle.

Question écrite du Sénateur célestin VUNABANDI KANYAMIHIGO, s’agissant de l’évolution des effectifs du personnel de l’OCC et son impact sur les charges d’exploitations de l’établissement.